Rallye de l’Herault


6 mars 2017 Facebook Twitter LinkedIn Google+ Rallye Asphalte,Tous les articles



Le Team Vroum Vroum Dodo attaque sa saison…

Et histoire de faire honneur au patronyme LAJOIE, le team Vroum Vroum a décidé de débuter cette saison dans « la joie et la bonne humeur ». Alors une fois n’est pas coutume : au volant Coutarel, et aux notes (et au frein !) c’est Lajoie, le tout en VHRS (régularité sportive) pour changer du VHC (compétition).

Il arrive que nous donnions un surnom à un rallye après un vécu particulièrement riche en souvenirs… Ce rallye de l’Herault a donc été baptisé le rallye du « j’ai tout faux ».

A commencer par une panne du calibreur du Teratrip. Heureusement, 3 heures de route pour aller prendre le départ du rallye à Lamalou-les-Bains, ça laisse le temps de faire les réglages, surtout quand la neige s’installe sur la route et nous oblige à rouler « lentement ».

Arrivée aux vérifications dans les temps… tout va bien. Sauf que nous repartons du parc fermé sans nous soucier du transpondeur. Il faudra ensuite courir au PC Course, puis attendre avec d’autres irréductibles gaulois qu’une bonne âme vienne équiper la voiture. Ouf, sauvés !

Et c’est à ce moment qu’on nous indique la moyenne à tenir (moyenne basse conseillée pour nous, puisque débutants en VHRS)

Et voilà, l’heure du départ à sonné… Liaison, assistance, liaison… nous voici au départ de notre première spéciale. Mais 3 minutes avant d’attaquer la spéciale on nous annonce un changement dans la moyenne à tenir : baissée de 10 km/h ! Mon copilote râle, il avait déjà fait 2 ou 3 petits calculs.

Mais rien n’entame notre joie. Nous prenons enfin le départ de la 1ère spéciale, et au 3ème virage, mon copilote me dit : « Zut, j’ai pas mis le cadenceur en route ». Je ris et je me moque : ah, mais tu sais, copilote c’est un vrai métier ! Et du coup je roule sans aucune notion de « si trop vite » ou « si pas assez vite ». Peu importe. De toutes les façons, je ne vois rien la nuit ! Nous arrivons au bout de cette spéciale amusés de nous-même; Prêts pour la 2ème. En attendant notre tour pour prendre le départ, mon copilote me demande d’éteindre les phares de la voiture et de rester en veilleuses pour ne pas gêner le concurrent qui va démarrer. J’obtempère. Sauf qu’une minute plus tard, quand c’est mon tour de partir, j’oublie de repasser en phares. C’est mon copilote qui réclame la lumière au 2ème virage !

Inutile de préciser qu’après ces 2 exploits on s’attendait à être bon derniers. Surprise le lendemain matin, on nous annonce que nous sommes 4èmes. Étonnement ! Deux heures plus tard : Explication… Ils avaient fait les calculs sur les moyennes « avant correction ». Recadrage, re-calculs : sommes 8èmes ! Et on se prépare pour l’étape 2, toujours dans la joie et la bonne humeur. Mais en discutant avec un commissaire, je soulève un lièvre : un concurrent engagé en moyenne haute s’est subrepticement glissé entre les concurrents en moyenne intermédiaire et nous en moyenne basse. Qu’à cela ne tienne, l’organisation décide de régler le problème en faisant partir ce concurrent « décalé » derrière nous, mais avec 2 minutes d’écart. Parfait. Nous quittons le parc fermé pour rejoindre l’assistance. Quelques minutes seulement, qui suffiront à mon copilote pour perdre ses lunettes… Décidément, on ne s’ennuie jamais à Lamalou !

Et nous attaquons la 3ème spéciale. Mais au départ, l’information n’a pas été transmise au poste, et le concurrent qui nous suit est obligé de partir avec seulement 1 minute de décalage. Évidemment, en pleine spéciale il nous rattrape. On fait comme on peut pour le laisser passer. Et à l’arrivée on râle ! Le PC est contacté. Enfin, au départ de la 4ème spéciale, on obtient les 2 minutes de décalage. Mais voilà, ils nous rattrapent quand même. On se serre. Ils passent. Et on re-râle à l’arrivée. L’organisation revoit sa copie, et le petit camarade « de la haute » est prié de remonter en tête des départs : les hautes avec les hautes, les intermédiaires ensuite, et nous – seuls en moyenne basse – qui fermons la marche ! Tout semble rentrer dans l’ordre. Et dans le parc de regroupement Monsieur Relations Concurrents  nous distribue les classements intermédiaires. Surprise : nous avons écopé de 270 secondes de pénalités sur la 3ème spéciale. Cela voudrait dire un retard de plus de 4 minutes… pour une spéciale qui en fait à peine 3 ! Et comme nous lutinons rarement dans les buissons en pleine spéciale, il y a sûrement un truc qui cloche quelque part. Monsieur Relations Concurrents se penche sur notre cas, et convient que tout n’est pas clair. Il remonte l’info pour rectification. Bien…

Mais le clou du rallye reste à venir : sur le départ de la dernière spéciale, suite à une question de mon copilote, la commissaire nous indique une moyenne qui n’est pas celle sur laquelle nous nous calions. Mystères de la communication ?

Bref, en résumé c’est VRAIMENT le rallye du « j’ai tout faux » !

Mais j’ai bien aimé les routes. D’ailleurs plus sur les liaisons que sur les spéciales, parce qu’au moins en liaison je pouvais accélérer ! (Bon, moyenne basse c’est vraiment mortellement ennuyeux !)

Très occupés par toutes nos petites aventures, nous n’avons pas eu le temps de suivre les prouesses des modernes. Mais nous avons eu le plaisir de voir l’équipage  Delsol/Teyssedre remporter l’épreuve VHC : début de saison qui fait plaisir et le console de sa saison 2016 écourtée par une sortie de route.

Nous avons aussi eu le plaisir de faire connaissance avec des concurrents fort sympathiques. L’Auvergne fortement représentée… Et fair-play à tous les étages, même dans les moments délicats ! Nous étions venus par la route, avec notre Cinque Cento qui a 200.000 km au compteur, de série, et avec laquelle j’allais au travail jusqu’à l’an dernier. Coût minimal pour se faire plaisir en rallye, et je peux vous garantir que c’est une voiture joueuse à souhait !

Merci à la station Citroên qui a ouvert ses portes à 7h30 pour les concurrents

Merci aux petits hôtels sympas de Lamalou qui ont su accueillir les concurrents chassés du parc d’assistance par les risques d’inondation

Merci aux bénévoles frigorifiés sur les spéciales

Merci au Chef de Poste de l’assistance des VH qui a surveillé notre team (sont un peu touristes parfois…)

Merci à celui qui retrouvera les lunettes de mon copilote et nous les renverra

Merci aux organisateurs qui se battent pour défendre leurs rallyes… et RV aux Cévennes !